Billet de l'économie mondiale du 15/04/09
L'économie mondiale va mal, les indices sont clairs.
Pour relancer l'économie, les banques mondiales ont effectué des baisses des taux d'intérêts successifs. Wall Street, Tokyo mais aussi Pékin et New Delhi... Enfin, un signe marquant, la BCE a suivit le mouvement.
Toutes les banques mondiales ont suivit ce mouvement qui les conduit vers un même point : un taux d'intérêt au plus proche de zéro, à l'image de la Bank of England qui a ramené son taux à 0.5 %, son plus bas niveau depuis sa fondation en 1694.
Et après ? Les banques Centrales ne disposent plus du levier du taux d'intérêt au point mort. Il ne reste plus qu'à espérer que l'économie reparte. Dans le cas contraire, les États ont deux solutions possibles :
- Tout d'abord la dévaluation compétitive. Ne pouvant plus supporter un franc suisse valant 1.6 euros, la Suisse s'est lancée dans ce mouvement. Le rouble a quant à lui perdu 35 % de sa valeur. Les prochains États pourraient être le Japon et le Royaume-Uni. Un risque se profile alors, celui d'une spirale déflationniste en vue d'acquérir de la compétitivité, pour à terme s'emparer des marchés restreints des voisins. Une attitude qui conduit à l'autarcie. Une telle perspective signifierait la mort de la BCE et de l'euro, dont les objectifs et outils de régulation ne sont pas adaptés.
- Ou alors la concertation en vue d'une solution concertée, qui procède d'un refus de la dévaluation comme sortie de crise.
Un nouveau tournant s'annonce dans cette crise. Soit l'économie repart, auquel cas tout va pour le mieux, soit elle entre dans un marasme duquel pour sortir les Etats pourraient être de nouveaux tentés par l'unilatéralisme. Spirale qui conduisit à la seconde guerre mondiale : « L'argent est le nerf de la guerre. L'argent, par le commerce international, est aussi le nerf de la paix de la dernière décennie ; entre les deux il n'y a qu'un pas. »
Par Ludovic Van Egroo